Après une nouvelle montée de la xénophobie qui secoue l’Afrique du Sud, le président John Dramani Mahama a décidé d’organiser une opération d’évacuation de ses citoyens voulant quitter volontairement ce pays. Selon le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, ce rapatriement initialement prévu pour ce jeudi 21 mai 2026 est finalement reporté sine die pour des raisons d’ordre juridique et diplomatique.
Face
à la situation xénophobe qui ne cesse de continuer dans la nation arc -en-ciel,
les relations entre Accra et
Pretoria restent toujours tendues. C’est
dans ce contexte que le ministre des Affaires étrangères ghanéen avait annoncé une opération
de rapatriement de 300 ghanéens vivant en Afrique du Sud qui se sont enregistrés auprès de
l'ambassade du Ghana à Pretoria. Mais à ce jour, on dénombre jusqu’au moins 800
personnes.
Selon
lui, ce report est dû à plusieurs motifs notamment le contrôle obligatoire des
passagers, la coordination inter- institutionnelle et l’obtention des
autorisations de vol. Il a également évoqué la demande adressée par les autorités
ghanéennes au président de la Commission de l’Union africaine, sur la gravité
de la situation, pour que le sujet soit inscrit à l’ordre du jour lors de la Huitième
réunion de coordination de l’organisation panafricaine, prévue du 24 au 27 juin
2026 à El Alamein, en Égypte.
Suite
à la vidéo virale sur les réseaux sociaux, montrant un ressortissant ghanéen, harcelé
et intimidé par un groupe anti-immigration avait entraîné une tension
diplomatique entre le Ghana et l’Afrique du Sud. Quelques temps après cet
incident, le Ghana a rapatrié et accueilli avec faste, Emmanuel Akowuah Asamoah
accompagné du haut-commissaire, Benjamin Anani Quashie
Le gouvernement affirme que cette évacuation sera totalement prise en charge par l’Etat. Par ailleurs, ces citoyens en détresse ne débourseront aucun franc dans cette situation, car le bonheur des ghanéens partout dans le monde demeure une priorité pour l’Etat. « Le bien-être et la sécurité de tous les Ghanéens constituent une priorité non négociable de l'administration Mahama », a confirmé Samuel Okudzeto Ablakwa, tout en rassurant que « les meilleurs efforts sont déployés pour garantir leur retour sain et sauf ».
Le
Nigeria a , pour sa part annoncé qu’au moins 130 ressortissants avaient demandé à
être rapatriés. Les pays comme le Kenya, le Zimbabwe, le Malawi et le Lesotho, quant
à eux, ont appelé leurs compatriotes à la prudence.
L’Afrique
du Sud a condamné les actes de violences illégales, tout en exhortant les
citoyens à respecter la loi qui régit les manifestations contre l’immigration
clandestine.
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