Affaire de disparition de sexe : trois jeunes condamnés à 12 mois de prison dont 11 avec sursis

Affaire de disparition de sexe : trois jeunes condamnés à 12 mois de prison dont 11 avec sursis

Depuis quelques mois, une affaire de disparition de sexe alimentait la peur dans la capitale et d’autres localités du Togo. Mais, cette situation a pris une autre tournure à Atakpamé suite à des plaintes. Le tribunal de la ville a condamné trois jeunes hommes à une peine de 12 mois dont 11 avec sursis pour des fausses accusations de supposés disparitions de sexe.

Malgré la mise en garde des autorités sur la propagation des fausses informations sur la disparition de sexe, alertant la population à ne pas céder à la panique ni se faire justice elle-même, ces prétendus faits se sont déroulés, il y a quelques semaines, dans la préfecture de l’Ogou à Atakpamé. Précédemment, le gouvernement avait révélé que les auteurs de violences ou troubles à l’ordre public seraient arrêtés.

Présentant les faits, les magistrats ont annoncé qu’un jeune homme avait accusé trois agents commerciaux d’avoir provoqué la disparition de son sexe, le 20 juillet dernier. Quelques jours plus tard, un autre plaignant a émis une accusation semblable contre un chauffeur. Dans la même veine, un conducteur de taxi-moto a estimé avoir été victime de cet incident le 29 juillet.  Cette situation a entrainé des psychoses dans la ville et ses environs occasionnant des attroupements autour des accusés avec le risque d’exposition à la vindicte populaire contre les présumés auteurs.

Dans la foulée, la justice a auditionné les plaignants et des individus mis en cause. Finalement, les trois jeunes ont reconnu les faits, déclarant avoir donné des informations mensongères. « J’avais porté une fausse accusation de la diminution de mon sexe. Je présente mes excuses au tribunal et à tout le monde. Je reconnais que mon sexe, ce que je disais là, c’est faux », a affirmé l’un des accusés.

Au terme du verdict prononcé par le tribunal, les trois jeunes ont été déclarés coupables de dénonciation calomnieuse, d’exposition d’autrui à des risques et de violences. Ils ont écopé une peine de 12 mois dont 11 avec sursis.

En dehors, de cette condamnation, il est judicieux de faire beaucoup attention à la propagation des rumeurs sur des évènements au sein de la population. Cela révèle également que des personnes soupçonnées d’avoir posé des actes de violence ou troubles à l’ordre public ne doivent pas faire objet de vindicte populaire puisque nul ne peut se faire justice soi-même.

Il est temps de rappeler aux citoyens qu’une personne mise en cause dans un fait relève de la compétence de la justice ou la police judiciaire. 

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LA REDACTION

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