Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé avoir pris deux décrets de grâce présidentielle, ce vendredi, afin de libérer l’opposant Succès Masra, condamné à 20 ans de prison, ainsi que huit autres responsables politiques, et au paiement de 1 milliard FCFA de dommages et intérêts.
Depuis quatre jours, le chef de l’Etat avait fait
savoir dans une déclaration qu’il ambitionne gracier certaines personnes
condamnées à de lourdes peines dans le cadre de sa politique de réconciliation et
de paix.
Selon les autorités, cette décision intervient après
une demande de grâce présidentielle introduite par les avocats de Succès Masra auprès
du président de la République.
Il s’agit également de huit dirigeants de partis
politiques de l’ex-GCAP, à l’instar des présidents et secrétaires généraux de
partis.
Les neuf détenus qui ont bénéficié de cette grâce devraient
être libérés, aussitôt que le ministère de la Justice aura pris les
dispositions nécessaires à leur remise en liberté.
Le document précise que la grâce présidentielle n’est
pas synonyme d’exemption des condamnations civiles, lesquelles restent exécutoires
bien que la peine d’emprisonnement soit levée.
Le second décret concerne une remise collective et
partielle de peine au profit de beaucoup de condamnés sur l’ensemble du
territoire, sauf les personnes condamnées pour des cas de terrorisme, viol ou
infractions liées aux stupéfiants.
S’agissant des personnes détenues pour des faits
relatifs à la corruption, elles pourront bénéficier d’une réduction de peine.
Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a accordé
une grâce présidentielle au leader de l’opposition Succès Masra, condamné à 20 ans
de prison sous caution 1 milliard FCFA de dommages et intérêts, selon deux
décrets signés par la présidence de la République.
Selon le porte –parole du Mouvement Patriotique du Salut
(MPS), parti de la majorité présidentielle, cette initiative est salutaire « Cette mesure dont bénéficient des acteurs
politiques est une bonne chose, elle permet à ces citoyens de retrouver leur
famille », a-t- il affirmé.
L’ancien premier ministre était emprisonné depuis mai
2025, accusé d’avoir incité au massacre de Mandakao. Un évènement au cours duquel
42 personnes majoritairement des femmes et des enfants ont été tuées le même
mois.
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