Le gouvernement ghanéen a confirmé lundi 27 juillet 2026, le rapatriement de 1.000 ressortissants supplémentaires installés en Afrique du Sud, à la suite des récentes violences à caractère xénophobe visant les immigrées. En outre, il a annoncé l’approbation des chefs d’Etat de la CEDEAO pour inscrire cette question à l’agenda au cours du prochain sommet de l’UA.
Le Ghana a repris l’évacuation de ses ressortissants présents
en Afrique du Sud avec le lancement d’une nouvelle phase, en réaction aux
attaques xénophobes en cours contre les migrants dans ce pays.
Cette nouvelle opération de rapatriement concerne environ
1.000 Ghanéens qui ont rejoint Accra les 26 et 27 juillet derniers. Elle intervient
après une précédente opération d’évacuation d’un millier de ressortissants
ghanéens, durant ces derniers mois, dans une situation de recrudescence des
violences xénophobes ciblant les étrangers résidant en Afrique du Sud.
L’aval
des chefs d’Etat de la CEDEAO sur la question
Selon le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, le Ghana a acquis l’approbation
de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique
de l’Ouest (CEDEAO) pour porter cette question devant l’Union Africaine lors du
prochain sommet en février 2027 où la requête devrait être officiellement
examinée. « Le gouvernement ghanéen a
obtenu l’aval des chefs d’Etat et des gouvernements de la CEDEAO pour porter
les violences xénophobes en Afrique du sud devant l’Union Africaine afin de
garantir qu’elles soient officiellement débattues lors de la prochaine réunion
de l’Organisation. La pétition met en évidence les pertes en vies humaines, les
agressions contre les migrants africains, la destruction des entreprises et les
menaces qui pèsent sur les principes d’unité africaine de la libre circulation
et d’intégration continentale », a- t-il affirmé.
La
recherche d’une solution pérenne avec l’UA
Le chef de la diplomatie ghanéenne a également réitéré
l’engagement et la continuité des autorités qui travaillent conjointement avec l’UA
pour trouver une résolution africaine en vue de prévenir ces éventuelles
situations de xénophobies. « Le
gouvernement continuera à collaborer avec l’union africaine afin de parvenir à
une réponse continentale coordonnée pour favoriser la responsabilisation
concrète des migrants africains afin d’empêcher la récurrence des violences
xénophobes », a –t-il ajouté.
Face à l’ampleur de ce phénomène, divers pays africains
ont décidé d’organiser des opérations d’évacuation de leurs ressortissants
notamment le Nigeria, le Malawi, le Zimbabwe, la République démocratique du
Congo et le Liberia.
Selon les estimations, près de 160.000 personnes auraient
quitté l’Afrique du sud en cette période.
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