Ghana /Révision constitutionnelle : le mandat présidentiel pourrait être prolongé à 5 ans

Ghana /Révision constitutionnelle : le mandat présidentiel pourrait être prolongé à 5 ans

Le gouvernement ghanéen s’apprête à réviser la Constitution de 1992. Le président John Dramani Mahama a indiqué que cette révision constitutionnelle envisage le prolongement du mandat présidentiel de quatre à cinq ans, l’abaissement à 35 ans de l’âge minimum pour briguer la magistrature suprême. Ce projet sera soumis au parlement dans la perspective d’une mise en œuvre en 2027 suscite déjà des réactions au sein de la classe politique.

Cette réforme majeure sera consacrée à des mesures principales notamment l’allongement du mandat du président de la République qui passerait de quatre à cinq ans. Cette décision s’explique par le fait d’accorder un temps nécessaire au pouvoir en place pour réaliser son programme et assurer conséquemment la continuité de sa politique.

La révision prévoit également d’abaisser l’âge minimum requis pour briguer la magistrature suprême, de 40 à 35 ans. Une mesure qui vise à permettre à la nouvelle génération de participer aux échéances politiques afin d’enraciner la démocratie dans le pays.

Selon le président John Dramani Mahama, cette révision est l’émanation des travaux du Comité de révision constitutionnelle présidé par le professeur Henry Kwasi Prempeh mis en place depuis plus d’une décennie et sera adaptée aux réelles réalités du pays.

Parmi les recommandations de cette révision figure également la durée du mandat des parlementaires portée à cinq ans. Au même moment, le nombre de sièges à l’Assemblée nationale passerait de 276 à 300 afin de mieux répondre à l’évolution démographique.

Nonobstant les assurances de l’exécutif, cette démarche suscite de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. D’autres leaders de l’opposition suspectent le pouvoir de chercher à prolonger indirectement le mandat du président Mahama.

En revanche, l’exécutif a rejeté vigoureusement cette idée, estimant que les procédures de révision de la Constitution sont longues et qu’une éventuelle modification ne pourrait s’appliquer rétroactivement au mandat en cours du président de la République.

 

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