Dans le cadre des manifestations nationales anti-immigration tenues mardi 30 juin 2026, les autorités sud-africaines ont annoncé l’interpellation de 900 personnes sur toute l’étendue du territoire pour plusieurs infractions.
Depuis quelques mois, les ressortissants étrangers ont
subi des incidents xénophobes des groupes March and March et Operation Dudula qui
s’opposent à l’immigration illégale en Afrique du Sud. Ces groupes ont organisé
des manifestations anti-immigration mardi 30 juin 2026, émaillées des incidents majeurs
à travers le pays. A cet effet, les autorités sud-africaines ont informé lors d’un
point de presse mercredi 1er juillet, d’avoir arrêté plus de 900 manifestants.
Parlant du bilan des manifestations, la commissaire
nationale adjointe du Service de police sud-africain (SAPS), le lieutenant-général
Tebello Mosikili, a souligné que sur les 120 manifestations dénombrées dans
tout le pays, 108 se sont déroulées pacifiquement tandis que les forces de l’ordre
ont procédé à des arrestations dans les 12 autres pour divers crimes.
Pour le lieutenant-général Tebello Mosikili, l’intervention
militaire a conduit à l’interpellation de 900 personnes pour des infractions
variées tels que des faits de violence publique, de pillage et des délits liés
à l’immigration. En outre, elle a salué la responsabilité de la plupart des
citoyens qui ont manifesté calmement en respectant la loi et les services de
sécurité. « Les Sud-Africains ont exercé leurs droits constitutionnels
et l’écrasante majorité l’a fait de manière pacifique, responsable et dans le
respect de la loi », a –t-elle relaté.
La commissaire nationale adjointe du Service de police
sud-africain (SAPS), a également confirmé que les opérations de contrôle sont
toujours en cours pour assurer la sécurité dans le pays. « Nous restons vigilants, nous restons prêts et nous continuerons
d’agir résolument contre quiconque menace la sûreté, la sécurité et la
stabilité de notre pays », a –t-elle poursuivi.
Les autorités n’ont pas manqué d’annoncer l’ouverture
d’une enquête sur la mort d’un ressortissant étranger, survenu à la veille de
la contestation à Durban.
S’agissant des circonstances du décès, le SAPS a
indiqué que l’homme aurait chuté du 8e étage d’un immeuble du
centre-ville et s’est caché, avec deux autres ressortissants étrangers, dans un
entrepôt durant des jours.
Habituellement, ces mouvements anti-immigration sont organisés par des groupes March and March et Operation Dudula qui accusent inconstamment les migrants d’être à la base de l’intensification du chômage et certains problèmes dans le pays.
Selon l’agence des statistiques, plus de trois millions
d’étrangers vivent en Afrique du Sud.
L’Afrique du Sud a été confrontée à plusieurs
épisodes de violences contre des ressortissants étrangers, notamment lors des
émeutes meurtrières de 2008, 2015 et 2019, au cours desquelles des migrants ont
été agressés, déplacés et leurs commerces pillés.
Il faut rappeler que les autorités ont appelé au calme
à la veille des manifestations et déployé un nombre important de policiers à Johannesburg
et Durban, tout en exhortant les citoyens aux respects de la politique
migratoire.
Soyez le premier à commenter !
Partagez votre avis sur cet article.