Le gouvernement nigérien a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), après l’avoir annoncé près d’un an ensemble avec les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Le 22 septembre 2025, le Niger, avec ses alliés le
Mali et le Burkina Faso, ces trois pays dirigés par les militaires, avaient annoncé
conjointement leur retrait de la CPI dans une déclaration commune, la
qualifiant d’« instrument de répression
néocolonialiste ». Une décision prise pour créer au sein de l’AES, une Cour
sahélienne régionale ou d’autres mécanismes endogènes selon les dirigeants des trois pays.
La CPI a déclaré dans un communiqué consulté par l’agence
de presse l’AFP avoir reçu une demande de sortie de l’Etat nigérien de l'institution le 18
juin 2026. Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, ce retrait prendra
effet le 18 juin 2027 soit un an après la notification.
La
Cour a fait savoir que malgré la décision du Niger de se soustraire de l’institution,
il devait néanmoins honorer ses obligations envers la Cour jusqu'à cette date. « Bien que l’adhésion à un traité ou le
retrait de celui-ci demeure un droit souverain des États en droit
international, nous regrettons toute décision de se soustraire à l’effort
collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les
plus graves ».
La mission de la Cour pénale internationale est de
poursuivre les auteurs de crimes graves tels que les cas de génocide, de crimes
contre l'humanité, de crimes de guerre et d'agression commis dans le monde. L’institution
internationale a été fondée en 2002 et son siège se trouve à La Haye, aux
Pays-Bas.
Actuellement, la CPI compte 125 membres. Les pays comme les Etats-Unis, la Russie, l’Israël, la Chine et la Birmanie ne font pas
partie.
Il convient de rappeler que le Niger, le Mali et le
Burkina Faso se sont retirés de la Communauté économique des États de l'Afrique
de l'Ouest (CEDEAO) pour aller fonder la Confédération des États du Sahel. L’objectif
principal de l’alliance vise à créer une architecture de défense et la sécurité
collective, lutter contre le terrorisme ainsi que l’intégration économique et
diplomatique.
Les trois pays de l'AES sont confrontés à des
violences meurtrières des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaida et l'Etat
islamique. Toutefois, les organisations de défense des droits de l’homme accusent
souvent les armées de crimes contre des civils.
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