Un robot filtreur intelligent conçu par une jeune start -up béninoise, Marielle Agbahoungbata épure l’eau à tous les ménages dans les zones urbaines et rurales à l’aide de l’Intelligence artificielle. Ce projet a été dévoilé au cours d’une conférence de l’Unesco sur les femmes africaines dans la tech et l’Intelligence artificielle à Paris.
Ce projet de robot intelligent financé à hauteur de 30 000 dollars par l’Unesco a permis à Marielle Yasmine Agbahoungbata, une femme scientifique, professeure et universitaire de créer une machine pour analyser la qualité de l’eau, la filtrer et la rendre propre aux consommateurs. “ C’est un robot que nous développons, le robot est capable d’analyser l’eau et en fonction des types de polluants et de la quantité de polluants contenus dans cette eau, peut décider du traitement adéquat. Ça peut être pour l’irrigation, ça peut être pour la lessive, ça peut être de l’eau potable etc, etc... Donc le robot permet d’économiser du temps, de l’énergie.” a -t-elle expliqué.
Parlant de l’accessibilité et l’usage de cet outil, l’ingénieur chimiste a affirmé qu’elle mène des recherches approfondies pour incorporer diverses langues africaines dans le robot afin d’aider les femmes analphabètes.
“ Nous sommes entrain de développer une assistance vocale à intégrer au sein du robot qui peut converser avec des gens dans les langues locales africaines pour accroître l’accès à l’eau aux populations rurales. Ce que nous faisons, c’est ce que la bonne dame dans certaines zones reculées peut utiliser le robot dans sa langue. Aujourd’hui, nous travaillons sur le fon, le bambara, le swahili, le wolof. Cela permet aux femmes de recycler son eau à la maison. Donc quand elle finit la lessive, au lieu de jeter l’eau, elle peut recycler et utiliser le robot même si elle n’a jamais été à l’école”.
Pour le directeur général de l’Institut des programmes de formations et de recherche technologique et d’innovation, Thierry d’Almeida, les recherches de l’Enseignante chercheure se font dans un centre d’excellence à Sémè City à Cotonou où plusieurs experts chevronnés travaillent au quotidien sur l’IA
“ Nous avons des développeurs, des informaticiens, des mathématiciens qui sont capables d’utiliser cet outil de façon absolument déterminante pour faire avancer un certain nombre de problématiques et pour résoudre un certain nombre de défis auxquels nous sommes confrontés. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec l’intelligence artificielle qui permet déjà, comme vous l’avez vu dans le cas de traitement des eaux, de faire la différence” a -t-il relaté.
Il faut rappeler que les experts triment sur ce projet de robot intelligent dénommé Watt Air en vue de son amélioration.
Soyez le premier à commenter !
Partagez votre avis sur cet article.