1er mai 2026/La tradition respectée. Les centrales syndicales ont présenté les doléances au gouvernement

1er mai 2026/La tradition respectée. Les centrales syndicales ont présenté les doléances au gouvernement

Cette année encore, les centrales syndicales n’ont pas dérogé à la tradition. Le vendredi 1er mai dernier, elles ont déféré à la traditionnelle présentation du cahier de doléances, au cours d’une séance sur l’esplanade du Palais des congrès de Lomé. Au représentant du gouvernement, le Secrétaire Général Stanislas Baba, en présence du Président du Conseil national du patronat (CNP) Laurent Coami Tamegnon, entre autres autorités, la Coordination des centrales syndicales du Togo (CCST) a formulé et transmis en tout 4 plateformes de revendications.

Les doléances portées par les 7 centrales syndicales, à savoir, la Confédération générale des cadres du Togo (CGCT), la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT), la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), le Groupe des syndicats autonomes (GSA), la Synergie des travailleurs du Togo (STT), l’Union générale des syndicats libres (UGSL) et l’Union nationale des syndicats indépendants du Togo (UNSIT), se présentent comme suit :

 Mise en conformité de la législation nationale du travail et son application, notamment en matière de droits et de libertés fondamentales, avec les normes internationales du travail (NIT) ; rétablissement du dialogue social ; reconnaissance effective des syndicats comme organisations d’utilité publique avec accord du plein moyen de leur rôle et de leurs actions à travers l’octroi d’une véritable subvention ; et plus d’attention aux travailleurs/travailleuses de l’économie informelle non ou mal couverts par la protection sociale, de par la non-ratification de la Convention 189 sur le travail décent et la mise en œuvre de la Recommandation 2022 sur les socles de la protection sociale des travailleurs de l’économie informelle.
Aux yeux de ces centrales syndicales, ces doléances portent sur  « des faits, des raisons ou des réalités douloureuses dans les ménages, dans les cœurs », des grognes individuelles relayées en « formelles clameurs collectives ».

A propos du dialogue social, Vissikou Senouvo, Secrétaire Général de l’UNSIT et Porte-parole de la CCST à cette occasion, relève : « Il est incompréhensible qu’il soit interrompu alors que tous les mandants tripartites semblent en reconnaitre la nécessité et en réclament le renforcement comme outil de préservation de la stabilité et de justice sociale plus que tout autre supposé moyen. Il passe bien entendu par la réhabilitation du Conseil national du dialogue social (CNDS) (…) Des poches de problèmes spécifiques pourraient y trouver des solutions : taux de cotisation à l’Assurance maladie universelle (AMU), non-exécution des décisions de justice dans l’intérêt vital des travailleurs, vague de licenciements abusifs, reconsidération des pensions et mise à jour du registre des malades à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), etc. »

En terme de bilan de la mise en œuvre du cahier de doléances, il est amer de constater que seulement 2 sur les 13 en tout formulées le 1er mai dernier, connaissent un début d’exécution avec la révision en cours de la Convention collective interprofessionnelle. Ces quatre nouvelles formulées vendredi dernier, se présente comme « des cris de douleurs sui generis des travailleurs et de leurs ménages » auxquels « la masse laborieuse attend, de toute urgence, des réponses concrètes et effectives » du gouvernement ou de l’interlocuteur social que constituent le CNP et l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET).
Quant au représentant des employeurs, Laurent Coami Tamegnon, il  rassure les centrales syndicales de l’intérêt des employeurs  à leurs préoccupations qui, selon lui, appellent à « des réponses appropriées concertées ». « Face aux doléances exprimées, le Conseil national du patronat réaffirme son engagement à œuvrer aux côtés du gouvernement et des partenaires sociaux à la recherche des solutions équilibrées, réalistes et durables », affirme-t-il, insistant sur « le renforcement du dialogue social permanent tant au niveau bipartite que tripartite en vue d’anticiper les tensions et construire ensemble les réponses adaptées ».

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Administrateur principal du site LePlusEssentiel. Passionné de journalisme et de nouvelles technologies....

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