Le Groupe Yas Togo face à la bourrasque d’un soulèvement : trois principaux syndicats du groupe annoncent 3 jours de grève pour revendiquer leurs droits

Le Groupe Yas Togo face à la bourrasque d’un soulèvement : trois principaux syndicats du groupe annoncent 3 jours de grève pour revendiquer leurs droits

Trois principaux syndicats du groupe, notamment le Syndicat des Travailleurs du Numérique du Togo (STNT), le Syndicat des Agents de Togo Télécom (SAT) et le Syndicat des Télécommunications du Togo (SYNTEL-TOGO), ont officiellement déposé un préavis de grève sur la table de la Direction du Groupe.

Une grève annoncée du 15 au 17 juillet

Les syndicats dépositaires du préavis, à travers une correspondance en date du 30 juin 2026, se désolent de ce que plus de quinze mois de négociations n’aient pas permis d’aboutir à un accord satisfaisant. Ils regrettent notamment l’absence de concessions de la part de la direction malgré plusieurs séances de discussions organisées sous l’égide de la Direction Générale du Travail.

Le préavis mentionne que les travailleurs de l’ensemble du Groupe TOGOCOM observeront une grève allant du mercredi 15 juillet 2026 à 00h00 au vendredi 17 juillet 2026 à 23h59. Si aucune solution concrète n’est trouvée après le premier mouvement d’humeur, la grève pourrait être reconduite jusqu’à satisfaction des revendications formulées, préviennent les syndicats.

Sur la plateforme revendicative

On note essentiellement une revalorisation salariale et d’indemnités de transport et de logement dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.

Les syndicats fustigent également la remise en cause du mécanisme d’avancement automatique tous les 18 mois, qu’elles considèrent comme un acquis prévu par les textes et la convention collective du groupe, les modalités d’attribution de la prime d’intéressement et la conformité des règles appliquées par la direction, aux dispositions conventionnelles.

En dehors de ces revendications, les syndicats dénoncent le manque de pièces de rechange nécessaires à la maintenance des infrastructures qui peut affecter la qualité des services fournis aux clients et exposer l’entreprise à des sanctions du régulateur, l’ARCEP et le gel des formations professionnelles dans un secteur où les évolutions technologiques imposent une mise à niveau permanente des compétences.

Par ailleurs, ils regrettent également la dévalorisation des bilans de santé accordés aux employés et estiment que cette situation traduit un manque de considération pour le capital humain. Ils estiment que la santé et la sécurité au travail demeurent des éléments essentiels à la performance et à la productivité de l’entreprise.

Compte tenu de la gravité de la situation, la réaction du directeur général de TOGOCOM, Pierre-Antoine Legagneur sur ce préavis de grève, est chaudement attendue.

 

 

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LA REDACTION

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