Renforcement de la sécurité alimentaire : le Catholic Relief Services (CRS) au chevet de 2800 personnes vulnérables dans les Savanes

Renforcement de la sécurité alimentaire : le Catholic Relief Services (CRS) au chevet de 2800 personnes vulnérables dans les Savanes

Dans le souci d’améliorer la résilience des populations vulnérables Catholic Relief Services (CRS), en partenariat avec OCDI Caritas Dapaong, met en œuvre, depuis avril 2026, le projet « Appui Savanes » dans la préfecture de Tône. Le projet qui cible 400 ménages, soit environ 2 800 bénéficiaires composés de réfugiés, de personnes déplacées internes et de familles d’accueil, repose sur un mécanisme innovant d’assistance alimentaire fondé sur des bons d’achat.

Des bons d’achats distribués aux ménages

Le dispositif repose sur l’organisation de foires aux vivres au sein des communes bénéficiaires. À travers ce mécanisme, les ménages reçoivent des bons d’achat qu’ils peuvent échanger contre des produits alimentaires de première nécessité auprès de commerçants locaux préalablement sélectionnés.

Quant aux prix des denrées, ils sont plafonnés et les quantités définies à l’avance afin de garantir l’équité et la transparence du processus. Le respect des procédures est garanti par des équipes de CRS et de Caritas Dapaong qui supervisent les opérations.

En dehors de l’aide alimentaire, ce système soutient les marchés locaux en renforçant l’activité des commerçants des communautés concernées.

Poursuivant plusieurs objectifs complémentaires, le projet vise notamment à améliorer l’accès des ménages vulnérables à une alimentation de qualité, à renforcer leur pouvoir d’achat, à promouvoir les principes de protection et de redevabilité, ainsi qu’à garantir un environnement sécurisé et transparent pour les bénéficiaires.

Le déroulement des opérations

Chaque ménage bénéficiaire reçoit un bon d’achat d’une valeur de 46 400 FCFA. Pour assurer la mise en œuvre du projet, quinze commerçants ont été mobilisés, dont six à Korbongou et neuf à Dapaong.

L’intervention couvre les communes de Tône 1 et Tône 4, réparties dans sept cantons : Dapaong, Toaga, Kourientré et Natigou pour Tône 1, ainsi que Kantindi, Korbongou et Sanfatoute pour Tône 4.

Le projet s’étend sur six mois, dont trois mois d’assistance directe prévus en juin, juillet et août 2026.

Les premières foires alimentaires se sont déroulées les 23 et 24 juin 2026. À Dapaong, les distributions ont été organisées sur le terrain Saint-Paul. À Korbongou, elles se sont tenues au lycée de la localité, tandis qu’à Kourientré, les bénéficiaires ont été accueillis sur un site communautaire aménagé à cet effet.

Les bénéficiaires sont identifiés à l’entrée des sites grâce à des listes et cartes préétablies avant d’être orientés vers les commerçants agréés. Les équipes de terrain assurent également le traitement des réclamations et le suivi des éventuelles difficultés rencontrées afin de garantir le bon déroulement des opérations.

Les cérémonies de lancement se sont déroulées en présence de plusieurs autorités nationales et locales, dont la ministre de l’Action sociale, la directrice de la CNAR, les préfets et maires des communes concernées, ainsi que des représentants de l’Agence Nationale de la Protection Civile et du PURS.

Quant au CRS, il était représenté par son représentant résident, la directrice des programmes ainsi que l’équipe de mise en œuvre du projet Appui Savanes.

Pas de pénurie alimentaire déclarée

En associant sécurité alimentaire, soutien au commerce local et renforcement de la résilience communautaire, CRS et Caritas Dapaong proposent un modèle d’intervention humanitaire qui répond aux urgences tout en préparant les populations à faire face durablement aux défis futurs.

Il y a quelques semaines, des informations relayées par RFI ont fait craindre une pénurie alimentaire déclarée dans la région des savanes. Réagissant, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement togolais ont formellement clarifié qu'il n'y a aucune crise ou pénurie alimentaire déclarée dans cette région du Togo. Selon eux, les alertes relayées sont en réalité basées sur des projections régionales qui prévoyaient un risque pour un peu plus de 330 000 personnes durant la période de soudure, conditionné à une absence d'aide et d'amélioration.

 

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LA REDACTION

Administrateur principal du site LePlusEssentiel. Passionné de journalisme et de nouvelles technologies....

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