Le dimanche 4 octobre 2026, deux enfants sont morts par noyade dans une retenue d’eau issue de l’exploitation de sable à Dekadome, dans la localité de Vo Attivé, dans la commune de Vo 1.
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK), a annoncé
cette tragédie survenue dans cette localité et qui suscite des débats sur
l’exploitation sauvages des carrières de sable dans le pays. L’organisation de
défense des droits humains dirigée par le Pasteur Edoh Komi a critiqué
l’inexistence de dispositifs de sécurité dans les carrière d’extraction de
sable tels que les panneaux de signalisation, de clôture et de remblai. « Ces eaux ne sont pas naturelles. Ce sont des
pièges mortels laissés par des exploitants sans foi ni loi. Des trous béants,
abandonnés sans remblai, sans clôture et sans aucune signalisation »,
a déclaré le mouvement.
Le MMLK souligne que cet incident est plausible
puisque l’exploitation se réalise d’une manière désinvolte. Ainsi, ces deux
morts rallongent la liste des victimes occasionnées par la SNPT entre autres
sur toute l’étendue du territoire. « Ce drame n’est pas un accident. C’est la
conséquence prévisible d’une anarchie tolérée. Avec ces deux pertes en vies humaines
qui viennent s’ajouter à la triste liste des victimes dans les eaux de la SNPT
et autres carrières, la situation resurgit avec acuité », a-t- il ajouté.
Cette nouvelle tragédie rappelle l’alerte lancée par
le MMLK en mai 2024, sur des cas de noyades liées à des sites d’extraction dans
cette préfecture et pour dénoncer la prolifération des carrières sauvages de
sable dans la région.
En dehors de la délivrance des autorisations
d’exploitation, le mouvement a appelé l’agence de gestion de l’environnement
(ANGE) à faire le suivi régulier sur les sites et tous les acteurs impliqués
dans le secteur. Il a également demandé la suspension provisoire des activités
sur les sites, le recensement de l’ensemble des carrières de sable à travers le
pays et la fermeture des exploitations illégales sans licence ni agrément dans
la préfecture de Vo.
Le
MMLK exige que les exploitants sécurisent les sites et procèdent au remblai des
excavations après l’exploitation.
Il est évident que les exploitants de sable sont
contraints d’avoir les permis d’exploitations afin d’éviter des pertes en vies
humaines après les extractions. L’organisation exhorte ceux qui opèrent dans ce
secteur à prendre leurs responsabilités pour prévenir les risques produits par
les anciennes carrières.
Il nous souvient que les autorités avaient rappelé en
juillet 2026, l’interdiction des sites exposés aux risques naturels afin
d’éviter la construction dans les anciennes carrières et les zones inondables.
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