Le président burkinabè Ibrahim Traoré a inauguré la première raffinerie d’or du pays dénommée, « RAFFINOR-BF », le lundi 28 septembre 2026. Une infrastructure installée sur un site de cinq hectares dans le quartier Ouaga 2000.
Dans le cadre de la politique de souveraineté minière, une grande usine de raffinerie d'or a été implantée pour renforcer la transformation locale
Cette première raffinerie a une capacité de traitement
comprise entre 164 et 167 tonnes d’or par an pour sa première phase. Elle peut fabriquer
de l’or fin avec une pureté pouvant atteindre 99,99%, soit 24 carats.
L’unité de production est composée d’une fonderie, d’un
laboratoire d’analyse, d’une zone de stockage sécurisée et d’une unité de
bijouterie. Le siège de la Société nationale des substances précieuses (SONASP)
y est également établi. Une extension est prévue pouvant porter la capacité
globale de raffinage à 515 tonnes d’or par an.
Le coût global de l’infrastructure s’élève à 11
milliards de francs CFA (environ 18 millions de dollars). Elle est financée par
l’Etat, à travers la SONASP, avec l’appui des partenaires privés.
Pour le Chef de l’Etat burkinabé, le Capitaine
Ibrahima Traoré, cette usine va permettre au Burkina Faso de raffiner une
partie de sa production aurifère sur son territoire. « Nous voulons raffiner tous nos métaux sur
place. Nous voulons avoir l’ensemble de la chaîne de valeur sur place »,
a-t- il souligné. A cet effet, il a invité les jeunes à se former dans le
domaine.
Cette inauguration intervient
après la pose de la première pierre de l’usine le 18 novembre 2023.
Pour le ministre de l’Energie,
des Mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, le Burkina-Faso a passé plusieurs années à exporter de l’or sans être
transformé sur place. « Pendant des
décennies, l’or du Burkina Faso a quitté notre sol sous forme de lingots bruts,
laissant derrière lui de la poussière, la misère et des promesses non tenues.
Pendant trop longtemps, notre pays a extrait l’or de ses entrailles sans en
maitriser toute la valeur » a-t- il déclaré
Les autorités burkinabè exhibent cette usine
industrielle comme un moyen d’étendre la valeur ajoutée gardée dans le pays et
de mieux organiser la commercialisation de l’or produit localement.
L’industrie va générer environ 100 emplois directs et
plus de 5 000 emplois indirects, selon les chiffres communiqués.
Il est vrai que le Burkina Faso est confronté depuis
plusieurs années à une crise sécuritaire, mais la production de ses ressources
minières reste un pilier pour son économie.
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