La Cour des comptes gabonais a contraint les anciens ministres, les maires, les présidents d'assemblées départementales, les comptables publics et les chefs d'entreprises coupables de détournements de deniers publics, à restituer des fonds détournés au trésor public dans un délai de trente jours. Le montant global étant estimé à 1 700 milliards FCFA, soit 31% du budget rectifié de l'État pour l’année 2026, la mesure vise plus de 600 personnes.
Il y a quelques jours, la Cour des comptes a publié un
rapport dénommé « L'Union du 2 septembre 2026 », un document qui
révèle un montant de 1 700 milliards de FCFA détourné par des agents publics et
des entreprises privées. De ce fait, un deadline a été donné aux redevables de
verser les sommes dans la caisse de l’Etat en un mois, soit du 7 septembre au 7
octobre 2026.
Au cas contraire, une procédure judiciaire sera
ouverte contre les personnes concernées qui pourront être traduites devant la
Cour criminelle spéciale. La mise en débet, quant à elle, reste applicable
jusqu'à quatre générations après le décès du débiteur fondamental.
Cet ultimatum concerne plus de 600 personnes physiques
et morales parmi lesquels compteraient d'anciens ministres, des maires, des
présidents d'assemblées départementales, des comptables publics ainsi que des
chefs d'entreprises ayant été payés sans avoir exécuté des travaux.
Le président de la Cour des comptes, Alex Euv
Moutsiangou, a affirmé que cette somme doit être remboursée par les citoyens
impliqués dans cette malversation. « Nous avons 1 700 milliards
de FCFA de débets et d'amendes que les compatriotes concernés doivent restituer
à l'État », a-t- il confié, tout en poursuivant que ce montant
constitue le budget annuel de certains Etats. « 1 700 milliards de
CFA, c'est l'équivalent du budget de certains pays ».
C’est à l’issue des audits effectués dans divers
secteurs notamment, la sécurité sociale, les évacuations sanitaires, le Fonds
des Gabonais économiquement faibles, ainsi que la Caisse nationale d’assurance
maladie et de garantie sociale (CNAMGS) que le montant a été découvert.
Cependant, sous d’autres cieux, des détourneurs de
fonds ne sont pas inquiétés et circulent librement. Cette initiative du
président gabonais mérite d’être suivie par des pays africains en vue du
développement du continent. C’est un véritable cas d’école.
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