Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana a relaté lors d’une conférence de presse, vendredi que le dispositif de vidéo-verbalisation installé depuis le 1er août 2026, a enregistré 19 910 infractions liées au code de la route et généré 146,559 millions CFA d’amendes durant son premier mois de fonctionnement.
Selon le ministre de la sécurité burkinabè, le dispositif de vidéo- verbalisation a permis d’identifier 19 910 infractions entre
le 1er et le 31 août grâce aux caméras installées dans divers axes
de la capitale.
S’agissant des amendes, il a fait savoir que le
montant total s’élève à 146,559 millions FCFA, dont 16,1 millions FCFA qui ont
été déjà perçus, soit environ 10 % des sommes générées. Toutefois, il a ajouté que :
« Grâce à ces mesures, des vies ont été
sauvées en seulement un mois. De nombreuses familles n’ont pas eu à pleurer la
perte d’un proche ce mois-ci ».
Présentant le bilan, le commissaire Apollinaire
Kafando, directeur des études et de l’analyse statistique à l’Onaser, a énuméré
les différentes infractions notamment le défaut de port de la ceinture de
sécurité estimé à 71,31 % des cas, les excès de vitesse 15,36 %, la violation
des feux tricolores 12,26 % ainsi que l’usage manuel du téléphone portable au
volant 1,07 %, tout en soulignant que les accidents ont reculé de 13% et les
décès de 30% entre juillet et août.
Selon les autorités, dès la mise en vigueur de ce
dispositif, le 1er août à minuit, la vidéo-verbalisation avait enregistré les
douze premières heures de son fonctionnement 1 083 infractions.
Face à la recrudescence des accidents de la circulation,
le gouvernement burkinabè a implanté ce système pour améliorer le respect du
code de la route et mobilisé la Brigade de recherche et d’intervention contre
l’incivisme routier (Bricir), une structure qui sera chargée de renforcer le
suivi des contrevenants détectés par la vidéo-verbalisation.
Soyez le premier à commenter !
Partagez votre avis sur cet article.