Le Parti Patriote africain du Sénégal pour le travail, l’égalité et la fraternité (Pastef), a déposé une proposition de loi, à l’Assemblée nationale visant à modifier le code électoral. L’initiative est dénoncée d’ores et déjà par l’opposition qui y voit un mécanisme visant à favoriser l’éligibilité du Premier ministre Ousmane Sonko à la présidentielle de 2029.
Le groupe parlementaire du parti PASTEF- Les Patriotes, a engagé une réforme du Code électoral pour lever l’équivoque sur l’éligibilité sur la candidature du Premier ministre Ousmane Sonko à la présidentielle de 2029.
Le 2 avril 2026, le président du groupe parlementaire du Pastef, Ayib Daffé et certains députés dont Ismaïla Wone, Saye Cissé, Fatou Ba et Saliou Ndione ont adressé au président de l'Assemblée nationale, une correspondance portant sur le dépôt d'une proposition de loi aux fins de la modification du Code électoral sénégalais, particulièrement la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021 qui stipule les conditions d’éligibilité.
“ Ce sont les articles L29 et L30 qu’ils souhaitent modifier. Sous l’ancienne loi, des infractions comme la diffamation, les infractions par voie de diffusion publique (infractions de presse) pouvaient éliminer un candidat à l’élection présidentielle. Maintenant, ils veulent aller vers une réforme pour qu’il y ait des éléments qui ne pourront plus éliminer un candidat à l’élection présidentielle. Toutefois, ceux qui sont condamnés pour crime ne sont pas concernés »”, a déclaré dans l’anonymat une source proche du dossier, selon l’Observateur.
Depuis le rejet de l'arrêt par la Cour suprême dans l'affaire Mame Mbaye Niang, le 1er juillet 2025, la question de l’éligibilité du Premier ministre en 2029, fait couler beaucoup d’encres et de salives dans le landerneau politique sénégalais.
De l’avis de l’opposition, cette proposition de loi est initiée pour favoriser Ousmane Sonko qui a des ennuis avec la justice sénégalaise. Et cela pose un débat juridico-politique dans un contexte où l’examen de ce texte à l’Assemblée nationale va déterminer un enjeu particulier dans la vie politique.
Répondant aux accusations de l’opposition, un membre du Pastef, a laissé entendre que le Premier ministre a été tête de liste lors des dernières élections. Du coup, rien ne l’empêche de déposer sa candidature à la prochaine élection présidentielle en 2029.
En dehors, du cas Sonko, cette modification jaugera le droit électoral et la démocratie en vogue au Sénégal.
En outre, cette proposition de loi pourrait engendrer une nouvelle coalition politique au sein de l’hémicycle.
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